« Chaque regard à sa propre vérité, regarde moi je te dirais qui je suis. Visages patibulaires ou miséricordieux sont noyés dans une lueur opaque pour que la mystérieuse lumière ambrée des visages devient oppressante, ses habits de misère ôtés, elle devient clarté.
A vrai dire, j’aurai pu être influencé par la peinture italienne vu que je suis issu d’une famille italienne, non mon regard c’est tourné vers l’Espagne. Ribera et Goya m’ont dérangé la cervelle en bien, mais aussi, naturellement, les expressionnistes allemands à l’instar de Max Beckmann, d’Otto Dix, le norvégien Munch, les gouaches du belge Spillaert, Kathe Kollwitz (ça va de soi), sans oublier les maniéristes comme Pontormo (tiens un Italien) les plus beaux anges de l’histoire de l’Art, les caravagistes…. Goya m’est venu à moi le jour où je me suis retrouvé seul dans la grande galerie » de la peinture noire » du musée du Prado. Je suis devenu raide commun un poteau électrique me tenant à la rambarde, car j’étais porté dans un tourbillon incessant d’émotion affirmant un peintre libre et visionnaire. Le monde de l’Art a basculé dans une nouvelle sphère, génie et rebelle. »
René Péccolo
